Simulation aéroportuaire

La simulation est d’un intérêt certain pour les études de capacité aéroportuaire, qui ont pour objet d’évaluer les performances d’un aéroport, notamment par la détermination du débit maximal de trafic qu’il est en mesure de traiter dans des conditions satisfaisantes pour les exploitants. Ce débit est habituellement exprimé en nombre de mouvements d’avions ou de passagers par unité de temps. La détermination de la capacité aéroportuaire optimale, facilitée par la programmation d’un modèle de simulation, constitue un élément clé d’aide à la décision dans le cadre de la planification de l’infrastructure et dans celui de la coordination des aéroports.

En effet, construire un modèle de simulation permet d’analyser une série d’aspects de l’activité d’un aéroport permettant une étude plus réaliste en modélisant l’écoulement des différents traffics sur l’infrastructure de l’aéroport puis en évaluant les débits obtenus.

  • Déterminer le niveau optimale d’occupation des pistes pour maximiser le débit d’avions tout en respectant les contraintes sécuritaires, écologiques et/ou sociales.
  • Evaluer les futurs flux de passagers dans les différentes zones du terminal, afin de minimiser les files d’attentes et d’optimiser les déplacements des passagers entre leur différentes zones d’intéret (embarquement et débarquement, mais aussi déambulation libre dans la zone commerciale). 
  • Dimensionner les équipes et les matériels nécessaires pour les fonctions d’inspection et filtrage (portiques de sécurité, cabines de contrôle de passeports).

Le niveau de qualité de l’aéroport viendra déterminé par la bonne conception de ces flux de voyageurs, les aéroports qui produiseront plus de retards et des désagréments pour les passagers risqueront de voir leurs évaluations se dégrader, sans compter l’impact originé par les connexions ratées.

Il peut également être citée l’utilité de la simulation pour la mise en œuvre de systèmes automatisés (ou partiellement manuels) pour la gestion des bagages (bagagge handling), la planification des opérations au sol des aéronefs et des véhicules pour divers services auxiliaires, et même dans certaines latitudes l’application de la simulation dans l’étude des processus de préparation du vol pour aéronefs qui sont soumis à divers risques d’accumulation de glace sur les ailes et le fuselage (« dégivrage »).